72h pour l’alternative à gauche au parlement européen

Les 27 signataires:

Allemagne: Nils Hindersmann Vice président ECOSY, Autriche Konstantin Böck Militants SPÖ / PES/IUSY, Belgique Anne Lambelin 4ième effective sur la liste socialiste du Brabant Wallon, Bulgarie Ilia Markov secrétaire nationale du parti socialiste Bulgare (BSM) aux relations internationales, Chypre Adrios Kyriakidis Président du contrôle des commissions d’ ECOSY, Danemark Anne Paulin Présidente du comité internationale et BM d’ ECOSY, Espagne Samuel Gonzales-Perreira Militant jeune socialiste à Grenade, Estonie Villu Viidul  SDY / Commission on youth policy and active citizenship (ECOSY), France Anaïs Voy-Gillis Secrétaire fédéral du MJS 86 aux questions européennes, Finlande, Kaisa Emilia Penny Vice présidente ECOSY, Grèce G 700 (Génération 700 euros) Organisation socialiste et journalistique de Grèce. Vainqueur du prix du citoyen européen 2008-2009 (european citizen prize), Hollande Rosalie Bakker, militante des jeunes socialistes d’Amsterdam, Hongrie Eniko Laszlo, Irlande Hazel June Nolan ECOSY GPYF Network / Relations internationales Irish Labour Youth, ItalieVice président ECOSY, Lettonie Katrina Fazungova Militante au LSDSP, Lituanie Vainius Sarmavicius  LSDYU Commission on Constitutional and Legal Affairs, Luxembourg Christophe Schiltz Vice président ECOSY – Vice président des jeunes socialistes luxembourgeois, Malte Aaron Farugia Secrétaire à l’éducation de Malte pour le parti travailliste, Pologne Venda Soliskovka PPS, Portugal Daniel Dos Santos Ferreira Militant socialiste à Gouveia, République Tchèque Jiri Let Parti socialiste tchèque / European Youth Forum: Project and presidency officer regarding CZ PRES, Roumanie Tudor Hossu Président des Jeunes socialistes de Cluj-Napoca City, membre du parti socialiste Bulgare, Royaume UnisSlovaquie Katarina Nevedalova Vice présidente ECOSY, Slovénie Dijana Galijasevic Vice-president for international relations, Suède Johan Buser Vice président ECOSY Brando Benifei Noel Hatch,

Nous sommes à quelques jours de l’élection européenne. C’est un choix historique pour les citoyens des vingt-sept pays de l’Union : continuer ou changer. Continuer dans les dérives de la gouvernance Barroso ou changer, par un sursaut démocratique, en choisissant une alternative de gauche au projet européen. C’est un choix majeur, au moment même où l’Europe apparaît comme l’échelon d’analyse pertinent, pour trouver des solutions à la crise actuelle.

Un choix majeur, et pourtant, à quelques jours du scrutin, aucun clivage ne semble émerger dans le débat public. Les débats, presque uniquement nationaux, se limitent à un vote-sanction ou à un vote de soutien de noms. L’opinion publique boude et une forte abstention est à craindre.

Le clivage qu’il nous revient de faire vivre est celui d’une Europe conservatrice en opposition à une Europe sociale. Cette Europe que nous plébiscitons se devra de répondre aux besoins des plus défavorisés, de promouvoir les services publics, de créer les conditions d’une croissance stable et d’un plein emploi durable, d’incarner le progrès et le développement partout dans le Monde ainsi que de donner une nouvelle voie ambitieuse aux politiques environnementales.

Politiser l’Europe, c’est faire prendre conscience que de nouvelles barrières se dressent entre les peuples. Le risque est que chaque citoyen européen ne voie en l’autre un concurrent, un rival, un ennemi que nous créé le libéralisme débridé dont le mot d’ordre est la mise en concurrence des individus, citoyens et peuples.

Notre génération éprouve le besoin de politiser l’Europe, parce que les réponses aux enjeux de notre temps sont internationales, et nos solutions doivent aussi être européennes. Nous craignons, plus que jamais, les réponses nationales voire nationalistes qui nous paraissent vaines et dévastatrices.

Nous pensons qu’il revient aujourd’hui aux jeunes citoyens européens, étudiants, jeunes travailleurs, précaires ou chômeurs, de prendre leur avenir en main.

Nous, jeunes socialistes européens, appelons à ce que se lève une génération européenne pour une majorité de gauche au Parlement Européen.

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4 juin 2009 at 14 h 53 mi Laisser un commentaire

Politiser l’Europe, européaniser la politique

starAppel de jeunes européens de gauche présenté au Conseil National du Mouvement des Jeunes Socialistes français des 24 et 25 janvier 2008 : Arthur Clouzeau (MJS France CCR Poitou-Charentes), Florent Guiton (MJS France BN), Bernardo Pereira de Moura (JS Portugal), Maxance Barré (MJS France AF 86), Nicolas Wallez (MJS Belgique), Stéphane Séjourné (MJS France SBN), Elena Diego Marina (JSE Espagne), Sacha Houlié (MJS France Sup CNA), Arnaud Scheen (ANIMO Belgique), Hervé Challeil (MJS France AF 63), Chiara Bianchini (FGS Italie), Stéphanie Dupont (MJS France AF 79), Katja Žunič (Mladi Forum Slovénie), Hervé Grasser (MJS France CNA 67), Mate Bagossy Konkoly (Societas Hongrie), Thibault Delahaye (MJS France SBN).

Alors que les crises (économiques, sociales, démocratiques, climatiques…) se multiplient et que l’efficacité des organisations internationales est de nouveau remise en cause, la gauche européenne a un rendez-vous historique : les élections européennes de juin 2009. Une nouvelle fois pour la famille socialiste, cet enjeu européen nécessite plus que jamais une remise en cause et un dépassement de nos clivages. Nous pensons que le rôle des structures de jeunesse progressistes est de donner un sens particulier à la construction européenne, en inventant de nouveaux horizons, en fédérant les citoyens autour de leurs projets et en intégrant pleinement la dimension européenne dans le militantisme.

En quelques années, le MJS a pris conscience de l’importance politique de l’enjeu européen. Tous les militants sont sensibilisés à cette question et de nombreux textes ont déjà été écrits. Alors, pourquoi un texte de plus ? Pour clarifier et pour agir.

Clarifier parce que la construction européenne arrive à une étape cruciale de son histoire qui nécessite non seulement de faire des choix, mais aussi de les assumer. Agir parce que notre volonté est de redéfinir notre engagement et que nous ne considérons pas notre action au MJS comme un exercice de style, de postures et de paroles. Les propos que nous tenons, les propositions que nous esquissons n’ont de sens que si ils se traduisent par des actes.

starI. Une campagne de clarification : politiser l’Europe

Face aux replis et sentiments nationaux : une Europe des peuples

Le spectre du repli nationaliste en Europe est bien présent et représente un réel danger pour notre ambition européenne ainsi que pour la démocratie, d’autant plus dans une période mouvementée économiquement. C’est parce que nous sommes démocrates que nous devons nous battre contre ces sentiments d’intolérance, de haine et d’exclusion. C’est parce que nous sommes internationalistes, que nous devons agir pour la justice dans un cadre plus vaste que nos seules frontières nationales. Notre ennemi politique n’est pas seulement Nicolas Sarkozy. Il est Silvio Berlusconi, Lech Kaczynski et tous les autres représentants de cette droite conservatrice, libérale et populiste qui entraîne l’Europe dans l’exacerbation des sentiments nationaux et des replis identitaires. C’est par ce que nous sommes socialistes que nous combattons cette droite qui crée une Europe factice du tout marché, qui accumule les échanges financiers et prospère sur les inégalités.

Face à ce constat, la gauche européenne a un rôle à jouer et un combat politique à mener. Elle doit pour cela prendre le pouvoir, être conquérante et assumer de mettre en œuvre une politique ambitieuse dans tous les domaines. Le logement, la précarité, l’éducation, l’écologie, l’économie sociale… elle aura pour responsabilité de redonner espoir à la jeunesse et confiance en une Europe progressiste. Nous ne nous contenterons pas de symboles et d’imageries. Notre objectif est la réconciliation du peuple européen avec une idée, une ambition : celle d’une Europe démocratique, politique et sociale.

L’Europe souffre de trop d’individualismes. Il n’y a pas de grand projet fédérateur sans prise de risque démocratique et sans le soutien de la majorité des peuples européens. C’est pourquoi nous proposons, déjà depuis quelques années l’organisation d’élections pan-européennes pour politiser les enjeux et permettre la confrontation de deux ambitions européennes, celle du progrès, de la démocratie, de l’égalité et de la justice sociale contre celle du conservatisme, du nationalisme, du populisme et des intérêts financiers.

Remettre les européens au centre du processus démocratique, telle est notre ambition. Dépasser les intérêts strictement nationaux, telle sera notre méthode.

Pour parvenir à cette politisation de l’Europe, le Mouvement des Jeunes Socialistes devra faire émerger les thèmes de campagne qu’il jugera comme majeurs.

Les grands chantiers : reprendre le combat européen

Réconcilier le projet européen avec les citoyens nécessite plus que jamais une meilleure lisibilité dans ce qu’elle incarne. Force est de constater que l’Union européenne n’est directement vécue par les étudiants que par les échanges ERASMUS. La symbolique est importante, mais elle ne suffit pas. Il nous faut donc inventer des instruments lisibles, en tendant notamment vers une déconcentration de l’Union sur la base des Préfets (un représentant de la commission par région en charge de travailler avec les acteurs locaux).

Donner un véritable sens à l’engagement et à la citoyenneté européenne, c’est aussi faire élire la Commission et son président par les européens. C’est faire que la composition de la commission ne soit plus nationale (un commissaire par pays) mais politique et responsable devant le parlement. Ainsi même, nous nous engageons fermement à ce que le PSE désigne son candidat à la Présidence de la commission avant les futures élections.

Redonner vie à l’ambition européenne exige de nous d’être en capacité de répondre aux enjeux majeurs actuels : crise économique, crise sociale, crise démocratique et crise climatique.

Pour qu’elle soit créatrice d’un développement solidaire, notre Europe doit être celle de l’investissement et de la régulation des marchés financiers. Elle doit être au service de l’emploi et de la protection sociale, notamment par la mise en place d’une directive cadre pour les services publics, d’une charte européenne des stages, la création d’un code du travail européen et une politique de formation continue. Les forces progressistes européennes doivent aussi porter le projet d’un Traité social pour l’union. Elle doit être internationaliste en développant massivement les politiques de co-développement pour le Sud (par le transfert de technologies, l’échange culturel) et la prise de mesures progressistes en matière de droit des étrangers. Elle doit être écologiste, en proposant notamment l’élaboration d’une directive sur la réduction des émissions de gaz, ainsi que le contrôle et la surveillance des centrales nucléaires au niveau européen.

starII. Agir en militant socialiste européen : européaniser la politique

Nous constatons unanimement que nos aînés ne brillent pas par leurs engagements européens, et les critiques à faire sont nombreuses (mépris pour les mandats européens, cumul, absentéisme permanent). Mais remettre en cause l’engagement européen de notre famille nécessite aussi que nous regardions ce que nous avons fait nous-mêmes. Or, Ecosy n’est pas une organisation plus militante que le PSE…

Ecosy n’est pas une réalité en dehors des camps d’été et du verso de notre carte de membre du MJS. L’enjeu est donc d’intégrer, enfin, la dimension européenne dans notre militantisme quotidien et dans nos rapports avec nos mouvements frères.

Proposition 1 : Transformer ECOSY en une véritable structure militante. Elargir le champ d’action ECOSY à la jeune gauche européenne et aux organisations de jeunes socialistes dont les pays seraient de potentiels candidats à l’adhésion (Norvège, Islande, Turquie, Ukraine)

Proposition 2 : Proposer à nos partenaires européens qu’ECOSY mène régulièrement des campagnes européennes sur de grands chantiers (matériels militants communs, rassemblements, …)

Proposition 3 : Imposer statutairement des jumelages entre les fédérations du MJS et d’autres fédérations (ou équivalent) européennes. Ces jumelages doivent être l’occasion d’échanges réguliers et de mobilisations communes.

Proposition 4 : Instituer dans chaque fédération, au même titre que l’AF, le trésorier et le secrétaire général, un secrétaire fédéral à l’Europe comme membre du bureau chargé d’animer ce jumelage et les débats européens.

Cette refondation de l’organisation des rapports entre le MJS et les mouvements frères socialistes européens est un objectif à terme. Mais l’européanisation de notre militantisme doit commencer dès la prochaine élection. Cette campagne ne doit pas être une campagne nationale pour l’élection européenne, mais une campagne européenne pour l’Europe.

Proposition 5 : Proposer à ECOSY d’organiser des caravanes traversant l’ensemble des pays membres de l’UE (avec matériel militant commun, …) en présence de militants de tous les pays.

Proposition 6 : Pour donner un vrai sens à l’Europe militante, organiser, tout au long de la campagne des échanges avec des jeunes socialistes d’autres pays de l’Union, pour créer un militantisme de terrain européen.

Proposition 7 : Organiser dans chaque ville où il y a des étudiants ERASMUS des événements innovants permettant la rencontre de jeunes européens et la sensibilisation à nos propositions.

Proposition 8 : Être à la pointe de la campagne web de l’élection, en développant des plateformes européennes et locales de débats, et en s’inscrivant dans la dynamique des réseaux sociaux (facebook…).

Proposition 9 : Dans les zones frontalières, proposer de fusionner les dispositifs de campagne des fédérations françaises avec les fédérations étrangères voisines.

Proposition 10 : Effectuer une réelle coordination au sein de chacune des circonscriptions (via les CCR) afin de mettre en place des matériels de campagne communs et faciliter les liens avec les dispositifs de campagne du Parti Socialiste.

Reprendre le flambeau européen, porter un nouvel idéal européen (progressiste, social et démocratique), faire l’Europe des peuples, créer une vraie citoyenneté européenne… Cette Europe que nous aspirons à voir se construire est notre Europe !

Intégrer la dimension européenne à notre militantisme, c’est prendre acte qu’il faut une autre mondialisation. C’est décider de travailler avec les outils internationaux pertinents, afin de refonder une identité collective de gauche apte demain à créer un monde plus juste.

Politiser l’Europe, européaniser la politique, voilà le défi du Mouvement des Jeunes Socialistes pour 2009.

Pour nous contacter : politiserleurope@gmail.com

23 janvier 2009 at 15 h 52 mi Laisser un commentaire


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